Moto Tour : Le prologue est passé

Stress : état ressenti par quelqu’un qui se pointe sur le plus gros rallye de France sans avoir auparavant ne serait-ce que testé la machine qu’il va utiliser.

Si je stresse ce samedi matin en arrivant à Limoges ? Nooooon. Je suis au-delà du stress ! Les vérifications administrative et technique se passent sans encombre tandis que la Husqvarna est bichonnée par Emeric qui pose les plaques numéro et peaufine les réglages moteur. J’ai demandé 195 chevaux et la cartographie Furax+, il m’a répondu que j’ai le mode « t’as 15 chevaux et débrouille-toi ». Bon, ça ira alors. Mais cette machine, est-ce que j’arrive au moins à monter dessus ? Parce que la fiche technique indique 90 cm de haut de selle.

Quinze poneys prêts à accueillir un âne pour la semaine. #MotoTour

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Un petit tour dans Limoges pour aller faire le plein me rassure, l’escalade n’est pas trop périlleuse. Histoire d’éviter de trop réfléchir à ce stress qui ne veut pas partir je prépare mon roadbook de demain. Couper, scotcher, c’est rigolo… environ 30 secondes. Et dire que c’est juste celui du dimanche.

La partie la moins passionnante du rallye routier… @MotoTour_FR

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Après un briefing, nécessaire mais qui ne rassure finalement pas sur l’apparente folie de la semaine à venir, il est temps de manger puis de se préparer au prologue nocturne. Une boucle sur une piste de sécurité routière, taillée pour les vélos et dont la longueur ne laissera pas le temps de chauffer les moteurs.

Les premiers numéros se préparent pour le prologue du #MotoTour qui décidera de l'ordre de départ demain.

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Le premier la bouclera en 20 secondes sur sa Street Triple. J’ai mis 8 secondes de plus. L’histoire (et surtout moi) retiendra qu’un jour, Julien Toniutti ne m’a collé que 8 secondes, et ça c’est beau !

Le scratch du prologue. #MotoTour #125

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Je finis 84e pilote ce qui est aussi ma place pour le départ de demain. Donc le monocylindre décollera à 7 h 12. Il est donc l’heure de couper le jus si je veux en garder un peu pour les 345 kilomètres de ce dimanche et les spéciales qui s’annoncent disputées.

Car le prologue l’a confirmé : on a beau tous se mentir en disant qu’on ne vise pas le chrono et qu’on est là pour s’amuser, quoi qu’on ait dit aux autres et malgré tout ce dont on aimerait se persuader, quand on verrouille l’écran et que le bonhomme à côté entame le décompte, on débranche le cerveau. D’ailleurs, pour abaisser le centre de gravité, j’avais laissé le mien dans le camping-car. J’espère simplement le retrouver à la fin de la semaine.

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